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Illustration PER : la crise sanitaire n’a pas figé le marché de la retraite d’entreprise
09/12/2021

PER : la crise sanitaire n’a pas figé le marché de la retraite d’entreprise

Deux ans après la mise en place de la Loi Pacte et le lancement des nouveaux plans d'épargne retraite, leur succès ne faiblit pas. Le cap du million d’épargnants équipés ou nouvellement équipés d’un PER a d'ailleurs été franchit au mois d’octobre 2021 selon les derniers chiffres publiés par la Fédération Française de l'Assurance.

Nous avons donc interviewé Guillaume Meyer - directeur Épargne et Retraite d’Entreprises chez GGVie​ - afin qu'il nous explique cette dynamique, dans "3 questions à" : 


​COMMENT ÉVALUEZ-VOUS LA DYNAMIQUE COMMERCIALE DU PER DEUX ANS APRÈS SON DÉCLENCHEMENT ?


​Depuis leur lancement en octobre 2019, le succès de nos PER ne se dément pas. Notre groupe capte plus de 9% des parts de marché du PER individuel et concernant le PERO, nous enregistrons en 2021 deux à trois fois plus de sollicitations qu’en 2020 pour dépasser les 7% de parts de marché.

Nous pouvons nous féliciter d’un volume d’affaires supérieur à ce que nous réalisions il y a deux ans avec nos contrats article 83. Contrairement aux craintes initiales de la place, la crise sanitaire n’a pas figé le marché de la retraite d’entreprise et en matière d’épargne salariale nous sommes sur des niveaux d’activité bien supérieurs, avec deux mois d’avance sur 2019.

Plus précisément, depuis le 1er janvier de cette année, tous nos anciens contrats Madelin ont été transformés en PERIn et le nombre de nouveaux contrats PERO de Gan Eurocourtage a été multiplié par trois. Tous les Perco interentreprises ont également basculé en version PERCol dès 2020. Quant aux plans catégoriels, leur transformation se poursuit au cas par cas, avec un accompagnement client renforcé et une démarche proactive pour proposer aux entreprises dotées de contrats article 83 monosupport de les convertir en PERO multisupport.

L’ACCOMPAGNEMENT ET LE SERVICE FONT PARTIE DES MOTS RÉCURRENTS DU VOCABULAIRE MARKETING, COMMENT SE TRADUISENT ILS CONCRÈTEMENT POUR L’ENTREPRISE ET SES SALARIÉS ? 


La qualité de la relation humaine tissée au fil des ans par les équipes de Gan Eurocourtage sur le terrain n’est pas un slogan, mais une réalité qui se traduit par la dynamique commerciale et l’entretien de nos portefeuilles. C’est l’une de nos valeurs ajoutées et nous l’étayons par des services digitaux ciblés, accessibles dans nos espaces clients : agrégation des comptes financiers de l’ensemble des assureurs, teneurs de comptes et banquiers ; bilan retraite et bilan social Individualisé (BSI) proposés en partenariat avec les fintech Sapiendo Retraite et WinchApps, notamment.

On le dit, on le répète, la retraite ça ne s’achète pas, ça se vend. Nos partenaires courtiers le confirment chaque jour en déployant auprès de leurs prospects et clients le conseil approprié qui va les convaincre de mieux s’équiper et surtout de s’approprier, pour des raisons tant fiscales qu’économiques et sociales, ces dispositifs, qui, une fois mis en place, sont encore trop souvent négligés par l’entreprise. Pourtant ils contribuent fortement à la marque employeur.

Une récente étude menée par OpinionWay pour Ethic (Entreprises de taille humaine, indépendantes et de croissance) en témoigne : 80 % des dirigeants d’entreprises de plus de 10 salariés pensent qu’un partage élargi et volontaire de la valeur créée en entreprise constitue un facteur de réconciliation entre capital et travail. Or la dernière édition de la DARES le confirme, les taux d’équipement en dispositifs d’épargne salariale restent très faibles dans les petites structures : ils sont de 13,7% dans les TPE de moins de 10 salariés et de 19% dans les PME comptant entre 10 et 49 employés. Les taux d’équipement en dispositifs de retraite supplémentaire de type PERO sont similaires, avec seulement 8% des entreprises équipées selon la DREES. Le conseil est devenu le principal fer de lance du marché et nous n’avons pas fini de l’aiguiser sur un mode collectif.​

UN ARRÊTÉ PUBLIÉ EN JUILLET DERNIER REHAUSSE LE SEUIL DE RACHAT EN DEÇÀ DUQUEL LES CONTRATS DE RETRAITE SONT SYSTÉMATIQUEMENT DÉNOUABLES EN CAPITAL, QUELLE EST VOTRE POSITION SUR LE SUJET ?

Dans la lignée de ce qui vient d’être dit, nous nous mobilisons pour apporter le conseil le mieux approprié aux assurés concernés. Pour rappel, le seuil de rente mensuelle autorisant la sortie en capital est passé de respectivement 40 € pour les anciens dispositifs (Perp, Madelin, article 83...) et 80 € pour les compartiments obligatoires des PER à 100 € pour tous les contrats. 
Cela correspond à une rente annuelle de 1200 € et à un montant d’épargne constituée de l’ordre de 25 000 € à 30 000 €. Ce n’est pas négligeable et beaucoup de contrats sont concernés par cette réforme.

Nous conseillons alors à nos assurés d’enclencher la règle du quotient afin d’atténuer les effets de la progressivité de l’impôt sur le revenu et d’éviter que le déblocage de ce capital, fiscalisé comme un revenu exceptionnel, ne fasse basculer son bénéficiaire dans une tranche marginale d’imposition supérieure. Cette règle du quotient consiste à ajouter le quart du revenu exceptionnel aux revenus habituels, puis à multiplier par quatre le supplément d’impôts correspondant. Elle est bien souvent avantageuse pour l’assuré.

Par ailleurs, nous avons fait évoluer nos espaces Clients en ligne pour fluidifier leur parcours lors du départ à la retraite, en particulier autour de cette possibilité pour percevoir le capital en cas de « rente faible ».